 |
 |
Lever ce matin, réveillée par Jno. Il pleut à verse, et jai le sentiment que ce nest pas le rythme de dhabitude, mais je prends une douche, mon petidèj, et je regarde lheure : 7h30 ! Je demande confirmation à Jno qui nen renvient pas, et me dit : « désolé, je me suis trompé dune heure ! ». Cest pas si mal, finalement, et je reste de bonne humeur, comme cela, ça me donne du temps pour refaire mon sac et me préparer doucement.
Le petit déjeuner est marrant, ce matin, une sorte domelette de ratatouille mais bien piquante, posée sur un toast. Jno nous baptise le truc : « omelette de ratatouille sur canapé ». On quitte le guest pour le centre pour en premier, un bali coffee au Nomad, puis un stop à linternet où on a des mails, un de Maria qui nous dit quelle a eu son 6ème galop et que demain, elle va aller voir ses résultats de partiels.
Puis la banque pour changer des travellers, mais les banques ne font pas de change, alors on va dans un money changer qui semble honnête et qui savère lêtre. Pas de tour de passe-passe.
Puis la route pour le Batur. No problem, on y arrive en une heure assez facilement ; Faut dire que ce coup-là, cétait tout droit !
Nouveau Bali coffee dans le grand hôtel de Penelokan avec superbe vue sur le volcan. Il fait un temps superbe, il me semble que cest la première fois quon a si beau temps sur ce site.
Puis on descend sur Kedisan pour prendre une chambre à lhôtel indiqué par le Routard. Le mec nous propose une première chambre à 150 000 roupies, je lui dis que cest pas possible, que le Routard parle de chambres à 50 000, il nous dit OK, et nous la montre, puis une autre à 70 000 et on prend la dernière qui est tout à fait correcte.
On pose nos sacs et on reprend la route (on est à lintérieur de la caldera, sur le bord du cratère du Batur) et on va vers le village des Bali aga, Truyan. Juste pour faire ce petit bout de route le long du lac, sans intention daller dans le village car on sait que les habitants ny sont pas sympas et attendent le touriste pour larnaquer. Leur atrait, si on peut dire, est quil sont bali aga, et que leurs rites mortuaires sont un peu particuliers, puisquils ne sont pas hindouistes, et ne brulent pas leurs morts, mais laissent les corps se dessécher à lair libre
Cest devenu une attraction touristique, mais on na pas du tout envie de voir un truc pareil. Bien sûr plus on avance sur la route, et plus on se fait arrêter pour nous proposer de nous emmener au cimetière ! Un mec nous précise même quen ce moment il y en a des « frais »
No comment, on décline linvitation.
|
 |
 |
|
On repart ensuite vers Air Panas, le village des sources chaudes pour y déjeuner. Je me décide à prendre le volant pour me ré-habituer, maintenant, ça fait une semaine que je vois Jno faire et je pense que je vais me débrouiller. Effectivement, je reprends les réflexes, et la route est très étroite mais sans circulation, et je prends confiance. Déjeuner dans le resto où lon avait déjà mangé il y a 4 ans. Les gens ont lair plus sympas, mais ils nous proposent tout de même des peintures. Ils ninsistent tout de même pas trop, dailleurs, jen ai déjà achetées trois à un mec sur la route, ce matin.
De là, on prend le chemin pour la route qui fait le tour du volcan, (je conduis toujours), avec lidée de refaire un petit sentier qui grimpe sur la caldera. On retrouve le sentier, mais un mec arrive et nous agresse carrément en nous disant quon na pas le droit de prendre le sentier tous seuls et quil nous faut un guide
Il insiste et nous fait tellement chier en nous traitant de « touristes stupides » quon nose pas y aller quand même car il faudrait laisser la voiture garée en bas, et le mec ne nous inspire pas du tout.
Alors, on repart avec lidée de prendre la route qui fait le tour du volcan et quon na jamais faite. Cest une bonne idée car cela savère un parcours somptueux, une route qui serait déserte sans les innombrables camions que je croise et qui charge des graviers et du sable pour refaire la route.
La lumière est belle, cest la bonne heure pour les photos, et le Batur est en pleine lumière avec un ciel bleu avec juste ce quil faut de nuages blancs.
On traverse des immenses coulées de lave noire, et on ramasse des petits bouts pour rapporter en souvenir.
Tout dun coup, on arrive sur une magnifique coulée, toute hérissée de blocs de lave et on va voir de plus près. Cétait trop tentant, et on est monté dessus. Je nétais pas très décontractée, ce genre dendroit me fascine et mangoisse aussi, et je suivais jno en me sentant de plus en plus crispée. Je lui disais que javais peur en voyant les fentes dans la lave, et que je ne sentais pas le truc très solide. MaisJno avançait en me disant : mets tes pieds là où jai mis les miens, tu vois bien que ça tient ! Cest exactement ce que je faisais, les fesses serrées, et tout dun coup, la catastrophe, la plaque sur laquelle je venais de poser mon pied et que jno venait de quitter, seffondre, mon pied gauche se coince dans une petite fente, et la jambe droite part dans un grand trou
Stupeur panique et douleur. Jno ne semble pas vraiment se rendre compte que je me suis fait très mal, et maide à me décoincer. Pour le pied gauche, ma sandale de treck, ma bien protégée, et jarrive même à la récupérer presque entière ! Coté jambe droite, cest plus sérieux, des lacérations un peu partout, mais surtout une entaille sur la cuisse, causée par la roche volcanique qui est ultra coupante.
Pas dautre choix que de rebrousser chemin dans le chao de roches, pour retourner à la voiture. Jno trace devant moi, et je comprends que je dois suivre, on est seuls, et je ne vais pas rester à pleurer sur un rocher, la jambe en sang !
Arrivés à la voiture, Jno me verse de leau minérale sur la jambe et mextrait avec un cure dents une boulette de lave qui est coincée dans la coupure
(super pour sentir son estomac partir dans la gorge
)
Et on rentre à lhôtel en passant néanmoins senfiler une Bintang (bière locale) pour se donner du courage.
Là, Jno me soigne, et comme il ny a presque pas de lumière, il met une lampe frontale, et fait le clown. Je suis quand même morte de rire en imaginant le tableau.
|
 |
 |
|
Ce matin ça nallait pas trop mal, et je me suis mise, une bande qui me tient la cuisse et qui, je lespère aidera les bords de la plaie à se tenir pour que ça cicatrise le plus vite possible.
|
 |
 |
|