Samedi 24 juin 2006
Samedi 24 juin 2006
On a si bien dormi, dans notre guest à 3 euros la nuit, que nous nous réveillons à 8h30, alors que nous avons de la route à faire. On essaie de faire vite, mais ici ce n’est pas possible, le temps qu’ils aillent acheter ce qu’il nous faut pour le petit dej. Car en fait ils n’ont rien pour le cas où nous aurions décidé de ne rien prendre. On a le temps de préparer les affaires et d’attendre encore le patron qui revient avec le pain en tranches, le beurre et la confiture. Vers 9h30, on décolle. Arrêt immédiat à Internet qui fonctionne toujours aussi bien. Comme nous échangeons en français, Véro et moi sur le score de France Togo, un homme nous parle en français.
Il s’appelle Manjula, il a appris le Français à l’Alliance française de Matara et n’est jamais venu en France. Il est guide officiel. Il a travaillé dans le cadre du tsunami pour aider son village et il connaît Kasih Bunda, une association dont Véro s’occupait lorsque nous étions à Grenoble pour les adoptions au Sri Lanka. Il a un site internet / lesamisdemanjula.facite.com
Nous échangeons nos coordonnées et nous le laissons car nous devons faire la route.
Jusqu’à Hambantota le route est un peu pourrie. On perd le feu rouge arrière de la moto. On s’arrête pour le récupérer car nous savons qu’ici ils pourront toujours nous le réinstaller. A Hambantota, on va au Rest House qui est un hôtel d’Etat c’est-à-dire désuet et non entretenu. C’est un bâtiment en hauteur qui permet d’avoir une vue générale. On s’arrête pour y prendre un café Ici il y a eu 3000 morts. La ville semble avoir repris un aspect normal, mais il manque beaucoup de maison en bordure de mer.
On décide de filer jusqu’à Tissamaharama pour se prendre un guest et revenir éventuellement sur Hambantota.
On s’arrête au « Lac view » qui n’est pas du tout à côté du lac qui borde la ville.
Là nos projets changent. On va cet après-midi aller à Kataragama. Demain nous pourrons ainsi aller dans la réserve de Yala en fin de journée pour voir différents animaux sauvages.
Déjeuner, réparation du feu arrière de la moto à la colle forte, et fixation avec une rondelle car le trou ou passe la vis est devenu trop grand, et ça tient !
Une route comme un billard nous mène à Kataragama, mais elle est limitée à 70km/h. Véro me dit qu’à 70, à l’arrière l’effet est maximum.
A Kataragama on repère les lieux pour retrouver le temple de Ganesh. Ici c’est Lourdes, mais avec la particularité que toutes les religions s’y retrouvent. C’est le côté sympa. Il y a quinze ans avec Maria, on avait versé une donation à Ganesh pour que tout se passe bien. Il me semble que ça a pas trop mal marché et l’on veut faire une nouvelle donation pour que ça continue.
On revient vers l’entrée où il y a tous les magasins de bondieuseries, pour boire un coup. J’en profite pour me faire raser, car pour éviter d’emmener trop d’affaire, je n’ai pas emporté le nécessaire. Mais finalement c’est 30 roupies et le prix de deux rasoirs BIC au Food City, c’est 20 roupies. Et puis c’est toujours agréable de se faire raser. On retourne boire un coca avant d’aller à nouveau sur le site. Véro s’assied et voit tout à coup le plafond qui se met à bouger. Elle pense à un coup de fatigue. Non c’est une toile de plastique tendue pour dissimuler le plafond qui s’est mis à bouger lorsqu’ils ont mis en route le ventilateur pour nous. Tout le monde rit. Ils mettent à la télé des DVD de Karaoké et l’on en profite en buvant notre coca.
Retour sur les lieux saints. On passe par la rivière car à cette heure tous les pèlerins font leur toilette. Hommes et femmes enveloppés dans des sarongs se lavent au milieu de la rivière. Puis l’éléphant de service arrive lui aussi pour son bain rituel, avant de participer à la cérémonie. Il boit longuement, pisse comme une pompe à incendie, enfin se couche dans l’eau et le cornac l’asperge. Lorsqu’il part nous le suivons. Il pénètre dans l’enceinte sacrée et s’agenouille devant l’entrée de tous les temples, les fidèles sont étonnés et le prennent lui aussi pour un dieu. Puis il va dans le parc pour passer une bonne nuit. Défilés, chants et danses, offrandes, bris de noix de coco, tout y est. On fait notre donation à Ganesh et on a droit à notre point rouge entre les yeux. Il fait nuit noire maintenant et nous devons rentrer.
À peine avons-nous quitter Kataragama que la moto montre des signes d’essoufflement. Elle cale. Je passe sur la réserve de carburant, elle repart. Je roule lentement à cause de la visibilité et pour économiser l’essence. Tout se passe bien jusqu’à l’arrivée ou nous constatons qu’il ne manque pas d’essence. En fait cette moto n’aime pas rouler doucement, surtout pendant les premiers km.
Au guest ils sont super gentils. Ils nous préparent une soupe. La patronne à un sourire adorable. Il y a des moustiques quand même.
Par Véronique Piaser Moyen, le 25 juin 2006 à 06:53 :: General :: #275 :: rss
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